La destruction des odeurs par la brumisation
La brumisation haute pression est une méthode efficace pour éliminer les odeurs indésirables. Grâce à un système de diffusion fine, elle permet de neutraliser les mauvaises senteurs tout en assainissant l'air. Que ce soit dans des espaces publics ou privés, cette méthode innovante offre des résultats rapides et durables. Découvrez un environnement plus frais et agréable grâce à la brumisation haute pression.
Pourquoi utiliser la brumisation pour maitriser les mauvaises odeurs ?
L'utilisation de la brumisation haute pression est devenue une solution standard pour le traitement des nuisances olfactives sur les sites industriels. Ce choix ne relève pas du hasard, mais d'une combinaison d'efficacité physique, chimique et économique.
Voici les raisons principales pour lesquelles cette technologie est privilégiée :
1. Le principe d'atomisation (La taille des gouttes)
C'est la raison technique la plus importante. La haute pression (généralement entre 60 et 80 bars) force l'eau à travers des buses très fines, ce qui fragmente le liquide en micro-gouttelettes (de 5 à 20 microns).
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Surface de contact maximisée : Plus les gouttes sont fines, plus la surface d'échange disponible pour capter les molécules odorantes est grande. Un litre d'eau atomisé en milliards de micro-gouttelettes est infiniment plus efficace pour "attraper" les odeurs qu'une pluie fine.
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Suspension dans l'air : Les micro-gouttelettes sont si légères qu'elles restent en suspension dans l'air plus longtemps, créant un brouillard (ou "rideau") qui traite l'odeur avant qu'elle ne se disperse.
2. Neutralisation vs Masquage
Contrairement à des diffuseurs de parfum classiques qui se contentent de masquer l'odeur, la brumisation haute pression injecte souvent des agents neutralisants (biologiques ou chimiques) dans l'eau.
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Grâce à la finesse de la brume, les actifs neutralisants entrent en contact direct avec les molécules malodorantes (H2S, ammoniac, mercaptans).
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Il se produit une réaction chimique ou biochimique qui détruit ou modifie la structure de la molécule odorante, la rendant imperceptible.
3. Absence de mouillage (Brouillard sec)
Sur un site industriel, l'eau au sol est souvent un problème (boue, glissades, corrosion, augmentation du lixiviat).
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La brumisation haute pression génère un "brouillard sec". Les gouttes sont si fines qu'elles s'évaporent (flash evaporation) ou réagissent avant de toucher le sol.
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Cela permet d'utiliser le système à l'intérieur de bâtiments, au-dessus de chaînes de tri ou de zones de stockage sans détériorer le matériel ni mouiller le personnel.
4. Abattement des poussières (Double effet)
Les odeurs industrielles sont souvent portées par les poussières fines.
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La brume haute pression alourdit les particules de poussière en suspension (les captant par agglomération) et les fait retomber au sol.
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En traitant la poussière, on réduit mécaniquement la propagation de l'odeur qui y est "accrochée". C'est crucial dans les carrières, les centres de tri de déchets ou les sites de compostage.
5. Économie et écologie
Comparée à des systèmes basse pression ou à des rampes d'arrosage :
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Consommation d'eau réduite : La haute pression permet de couvrir un grand volume d'air avec très peu d'eau.
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Consommation de produits réduite : L'efficacité du mélange air/produit étant optimale, on consomme moins de réactifs neutralisants, ce qui réduit les coûts d'exploitation (OPEX).
6. Flexibilité d'installation
Le système est modulaire et s'adapte à la configuration du site :
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Rampes linéaires : Pour créer des barrières olfactives en périphérie de site (protection du voisinage).
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Ventilateurs brumisateurs (Canons) : Pour projeter la brume loin sur des tas de déchets ou des zones de compostage en extérieur.
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Buses localisées : Pour traiter une source précise (sortie de trémie, convoyeur).
En résumé, la brumisation haute pression est utilisée car c'est la seule méthode capable de traiter de grands volumes d'air avec une consommation minimale, sans mouiller les infrastructures, tout en attaquant chimiquement la structure même des mauvaises odeurs.
Quels secteurs sont concernés par l'humidification ?

Certaines activités ont un besoin essentiel de maitriser les mauvaises odeurs liées à leurs activités sur leur site. En effet, dans certains secteurs industriels ou agricoles, la suppression des nuisances olfactives est un facteur essentiel pour la poursuite de l'activité
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Plateformes de compostage,
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Stations de traitement des eaux usées,
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Unités de méthanisation,
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Unités de traitements des déchets,
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Industries,
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Chantiers de dépollution,
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Autres atmosphères polluées...
Comment fonctionne la destruction d'odeurs par la brumisation haute pression ?

Le fonctionnement de la destruction d'odeurs par brumisation haute pression repose sur un principe physico-chimique précis qui se déroule en trois étapes clés : l'atomisation, la rencontre et la réaction.
Voici le détail du mécanisme :
1. La création du vecteur (L'Atomisation)
Pour traiter une odeur (qui est un gaz), il faut multiplier au maximum les points de contact entre le produit traitant (liquide) et l'air pollué.
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Haute Pression : Une pompe monte l'eau (mélangée à un réactif) à une pression de 60 à 80 bars.
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Fragmentation : Le liquide est expulsé par des buses en céramique ou inox dotées d'orifices minuscules.
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Résultat : L'eau explose en milliards de micro-gouttelettes (de 5 à 20 microns). Cette finesse est cruciale : une goutte de pluie normale tomberait tout de suite. Une micro-gouttelette, elle, est si légère qu'elle flotte dans l'air, créant un brouillard dense qui occupe tout le volume de la zone à traiter.
2. La capture physique (Absorption et Adsorption)
Une fois le brouillard en suspension, deux phénomènes physiques se produisent :
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Solubilité (Absorption) : De nombreuses molécules malodorantes (comme l'ammoniac ou certains composés soufrés) sont solubles dans l'eau. Au contact de la micro-gouttelette, le gaz odorant se dissout dans le liquide. Il est piégé et ne vole plus.
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L'effet "rabattement" : Si l'odeur est portée par des poussières microscopiques, la brume s'agglomère à ces particules, les alourdit et les fait retomber au sol par gravité. On "nettoie" l'air mécaniquement.
3. La destruction chimique (La Neutralisation)
C'est l'étape qui différencie la brumisation technique d'un simple arrosage. L'eau brumisée contient des agents neutralisants (souvent à base d'huiles essentielles, d'extraits végétaux ou de molécules de synthèse).
Contrairement au masquage (qui ajoute une odeur de fraise par-dessus une odeur de poubelle), la neutralisation vise la destruction de l'odeur par réaction chimique :
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Réaction de combinaison (Liaison chimique) : La molécule neutralisante (le produit) rencontre la molécule malodorante (le contaminant). Elles se lient pour former une nouvelle molécule, plus lourde et totalement inodore (souvent un sel neutre).
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Exemple simplifié : Odeur acide + Produit basique = Sel inodore + Eau.
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Enveloppement (Complexation) : Certaines technologies utilisent des macromolécules qui vont littéralement envelopper la molécule odorante, l'isolant de l'air et empêchant nos récepteurs nasaux de la détecter.
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Oxydo-réduction : Le produit brumisé oxyde la molécule odorante, changeant sa structure chimique pour qu'elle ne soit plus volatile ou plus odorante.
Le résultat final
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La molécule d'odeur est capturée par la goutte.
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Elle est détruite ou transformée chimiquement par le réactif.
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La micro-gouttelette finit par s'évaporer (si l'air est sec) ou tomber au sol sous forme de résidu infime et biodégradable.
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L'air sortant de la zone est "lavé" de ses contaminants olfactifs.
En résumé
Le système fonctionne comme un filtre à air liquide et dynamique. La haute pression permet de créer une surface d'échange immense (le brouillard) pour que la chimie (le neutralisant) puisse entrer en contact avec chaque molécule de gaz malodorant et la détruire avant qu'elle ne s'échappe du site.



